THEME: 10075:  JUSTE APRES L'ENLEVEMENT


     Jésus a dit que l'un sera pris, l'autre laissé:
# Mt 24:40-42
     On peut imaginer les instants après l'enlèvements des siens par le Seigneur:
     Tous les programmes radios et de TV se sont arrêtés pour ne parler que de cette disparition soudaine de milliers de gens à la surface de la terre. Mêmes les publicités si abondantes d'ordinaire ne passent plus. Le son, l'image et l'écrit se sont mobilisés sur un seul titre: Disparitions.

     Le monde est en état de choc.  C'est à la une de tous les médias. Une énorme onde a frappé les habitants de la terre et une terrible angoisse s'est installé partout. Dans tout pays, région, ville ou campagne, c'est le même constat de personnes, à tous les échelons de la société, qui ont soudainement disparu  lors du passage d'un éclair puissant.
     Aucune explication sérieuse n'est apportée et la panique va grandissant au fur et à mesure que les informations arrivent et confirment que l'événement est planétaire.
     Jamais les lignes téléphoniques n'ont été aussi encombrées et c'est toujours pour s'entendre dire qu'un tel ou une telle n'est plus là.
     Les politiciens sont éteints, les militaires aux aguets, les scientifiques déconcertés, les financiers affolés, les clergés abasourdis et les corps pastoraux hébétés.
     Ces derniers se comptent. Il ne manque que quelques uns des leurs à l'appel.

     Bien vite, les journalistes émettent l'idée d'extraterrestres venus en force sur la terre et en ressortent des cartons de vieilles archives poussiéreuses. Très vite, on en vient à dire qu'ils auraient dû être fort nombreux pour arriver à une telle manifestation de force et que, dans ce cas, ils n'auraient pas pu passer inaperçus.
     De plus, aucun appareil de détection hyper sensible n'a reçu d'écho. Il faut donc chercher ailleurs l'explication de la disparition de tant de gens sur la surface entière du globe.

     Dans chaque ville, des personnes en pleurs qui pourraient éclaircir le mystère se pressent vers leurs salles évangéliques respectives. Bien des prédicateurs sont là, qui retrouvent leurs auditoires presque au complet. Ils sont livides et sans voix.
     N'affirmaient-ils pas, dernièrement encore, du haut de leurs chaires, que le Seigneur était avec eux et que, malgré leurs disparités, leurs enseignements reflétaient son Evangile ? Ils ne s'attendaient nullement être désavoués de cette manière.
     Aux yeux de chacun, devant pareille évidence, le bilan de leurs reniements qui ont conforté leurs désobéissances prend tout son relief et la terrible sanction les terrifie car elle est sans appel. 
     Dans le grand désarroi des cœurs, chacun se jette à genoux et se courbe jusqu'à terre. Des larmes de repentance inondent les sols des divers lieux mais le ciel reste silencieux.
     Bien vite, par la parabole des dix vierges que l'on vient de lire et relire ne laisse aucun doute sur des cieux fermés à tout jamais. On se prend à lire les deux derniers chapitres de l'Apocalypse sur ce qui reste à accomplir, pour eux la porte est bien définitivement fermée.

     Ailleurs, on se presse dans les églises aux constructions grandioses dans un concert de pleurs et de lamentations. On a sorti reliques et chapelets sans oublier d'allumer les rituelles et nombreuses bougies. Une cruelle incertitude a saisi le genre humain qui voit dans cette affaire une tragédie inexplicable. Les poitrines sont oppressées et les visages marquent l'épouvante qui a envahi les cœurs. Les clergés, transformés par l'effroi, sont comme des fantômes qui errent, ne sachant plus que dire ou que faire.
     Le monde du plaisir s'est arrêté. Sur les ondes, on n'entend plus de chanteurs criaillant et s'époumonant. Les théâtres, cinémas, concerts et les cabarets se sont vidés.
     Le monde du travail est en ébullition. A tous les échelons, il manque du personnel. L'économie se retrouve sans préavis en un réel péril car comment continuer à faire marcher les usines et les machines sans ces gens compétents disparus de leurs postes ?
     Des idées de restructurations germent aussitôt mais comment former tant de gens à la fois ? Cela paraît démesuré tant les postes à pourvoir sont innombrables. La pagaille s'installe partout. Qui ne sait plus quoi car il manque aussi des personnes qui étaient aux postes de décision.
     La haute finance s'affole. Les bourses s'effondrent. Tous les systèmes monétaires prennent la fièvre. Pour envisager d'endiguer l'agitation, les chefs d'Etats et Ministres interviennent d'une voix qui trahit leurs propres désarrois.
     La terre est secouée de grands soubresauts. Partout, au comptage des disparus, s'ajoutent les nombreuses déclarations de tombeaux ouverts. La panique est telle que tous se tournent vers Rome pour attendre un éclaircissement à la situation.
     De son siège, l'église apostate parle pour minimiser l'événement car la Parousie, elle connaît.  Bien qu'ayant pris un coup terrible qui met sa réputation en jeu, il faut à son prince rétablir son crédit. Devant une foule considérable amassée sur la grand place, son pape parle d'une voix qui trahit ses émotions, mais il lui faut pourtant rétablir la confiance.
     Les reporters sont sortis dans la rue et ont appris de certaines personnes qu'il pourrait s'agir du retour de Jésus dont la Bible parlait. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que cet enlèvement aurait concerné certains croyants et pas tous les croyants ?
     Le pape, toujours sur l'antenne, rassure et ne cesse de redire qu’étant le « saint père » il est le berger de tous et que son infaillibilité lui permet d’avancer que semblable chose ne pouvait se produire sans qu'il en soit consulté. Des doutes commencent à percer et font dire que cette église pourrait fort bien être trompeuse depuis son origine.

      Que de choses étranges ont eu lieu si soudainement ! De partout fusent les mêmes nouvelles. Sur les routes et autoroutes, de nombreuses voitures et camions sont la cause d'accidents et d'embouteillages monstres. On a bien retrouvé des vêtements et papiers de conducteurs de certains véhicules mais où sont-ils passés ?
     Tel chirurgien opérait quand soudainement il a disparu abandonnant vêtements et bistouri. Tel agent faisait la circulation quand il s'est évanoui laissant sur place uniforme et bâton. Un maçon montait à l'échelle quand soudainement il a disparu, laissant la charge qu'il portait chuter jusqu'à terre. Une personne dialoguait avec son banquier quand tout à coup elle s'est effacée, laissant tout sur place. A bord d'avions pleins de passagers on a retrouvé les vêtements de pilotes, stewards et passagers jusqu'au linge le plus intime sans qu'il soit possible de comprendre ce qu'ils étaient devenus. Les compagnies de chemin de fer ont bien des problèmes à résoudre avec des conducteurs, ayant laissé leurs vêtements, qui ne sont plus aux commandes de trains stoppés sur les voies. Dans l'industrie, des machines restent en marche ou s'arrêtent sans plus personne à leurs commandes. Dans les chaînes, c'est le désordre car des ouvriers et surveillants ne sont plus à leurs postes. Partout, c'est la même constatation de vêtements et papiers abandonnés à l'endroit même où se trouvaient les personnes disparues. Les commissariats sont embouteillés de gens venus déclarer la disparition d'un mari, d'une épouse, d'un fils, d'une fille ou d'un ami.

     En un clin d’œil, le monde s'est détraqué. Un éclair a suffit pour fissurer son imposante stature. Craquant de partout, il se fissure de toutes parts et son écroulement est imminent.
     Babylone la Grande, revêtue de ses habits pontificaux, tremble, car sa fin approche. Personne ne viendra la secourir lors de son jugement annoncé par le Seigneur en 430 av.J.C. à son serviteur Daniel et en  95 après J.C. à Jean, le dernier de ses Apôtres.
      C'en est fini pour le monde ainsi que pour la Grande Prostituée. Le jour du grand jugement est là.
L'immense statue vue en songe par Nebucadnetsar, frappée par la pierre détachée de la montagne, est devenue comme la balle qui s'échappe d'une aire en été. Bientôt, il n'en restera plus aucune trace.

     Un royaume nouveau s'instaure qui sera éternel:  LE ROYAUME de DIEU, des CIEUX.