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                                                                                                                                                                           IL ETAIT MIDI


Ce témoignage est un véritable conte de fée pour celui que le Seigneur a placé sur ma route.


Cette histoire m'est arrivée en 1984 à Nice, ville où j'étais installé en entreprise individuelle.


J'avais rendez-vous avec une Société à Marseille, au sujet de nos affaires en cours et je décidais, ce jour là, de partir vers 13h par l'autoroute.


Bien avant de m'engager sur la bretelle de l'autoroute, je parlais avec Jésus tout en conduisant et je Lui proposais de m'utiliser afin que je puisse apporter un service ou un témoignage ou bien, même, avoir la possibilité d'intercéder sur la route, selon que je serais conduis par son Esprit.


Arrivé sur la bretelle d'accès Nice Est, je remarquais un homme assis sur le bas côté, un sac entre ses jambes, qui semblait écrire sur un genre de carnet. Très distinctement, le Seigneur me dit : Arrêtes-toi et prends-le avec toi !


Certains diront que je suis présomptueux de dire, pratiquement à chacun de mes témoignages, que j'ai entendu le Seigneur me dire quelque chose ! Je soulignerais simplement que j'apporte toujours la preuve, dans la suite de mes récits, que ce n'était pas mon imagination qui me jouait des tours. En effet, chacune de ces "aventures" exceptionnelles ont toujours trouvé des issues aussi heureuses qu'étonnantes par le seul fait que j'aie obéi à cette voix qui me parlait en faisant écho à mes prières.


Je décidais donc de croire cette voix qui me disait de prendre cet homme qui, visiblement, ne demandait rien ! Il ne faisait pas d'auto stop mais son sac de sport (ou de voyage), laissait présager qu'il était sur la bretelle de l'autoroute pour voyager.


Je m'arrêtais devant lui sans stopper le moteur et, ouvrant la vitre du côté passager, par un bref coup de Klaxon, j'attirais son attention de mon côté. Il ne daigna même pas m'adresser un seul mot, pourtant je lui fit cette demande : Où allez-vous ? Il me répondit : Nul part ! Et vous ? Jusqu'à Marseille ! Lui répondis-je.


Il parut indécis et, après un moment d'hésitation, rangea son carnet dans son sac, se leva, se dirigea vers ma portière et me dit : Pourquoi pas ! Et il s'installa dans la voiture d'une manière nonchalante.


Les premiers moments étaient lourds de silence et je n'osais pas écouter mes cassettes de cantiques, ne connaissant pas mon passager. Il devait avoir 22ans, habillé d'un style décontracté, propre et s'exprimant de façon correcte.


Au fur et à mesure que je roulais, une chose étrange se déroulait dans ma tête. D'abord, ce fut une impression de "voir la vie" de ce garçon, comme si je le connaissais depuis longtemps. J'avais la connaissance d'un évènement très grave qui lui arrivait en ce moment et je voulais le lui dire. Pourtant, je n'avais pas l'absolue certitude que ce que je ressentais avec une telle intensité vienne de l'Esprit de Dieu et je ne souhaitais pas passer pour un idiot.


Alors, au sein de ce dilemme intérieur, je me dis : Je vais rapporter ce que j'ai à lui dire en lui parlant de mon passé, ainsi, si je me trompe, il ne s'en rendra même pas compte.


Je lui racontais alors comment, étant jeune, j'étais descendu de Paris avec une bande de copains pour tenter ma chance en communauté à Nice. Je lui confiais que, très vite, nos rapports s'étaient détériorés. Les finances nous faisaient cruellement défaut, le travail en dehors de la saison touristique était difficile à trouver et puis, la trahison s'en est mêlé. Résultat ! Nous nous sommes séparés et j'ai bien failli finir clochard à voler du lait sur les pas de porte, mendiant du pain au boulanger, au point d'en finir avec la vie même.


Stupéfait, il se tourna vers moi et me dit très fort : Tu es un ange ! Ou alors un voyant !


Alors là, je pensais en moi-même : Bien joué Seigneur, on est sur la bonne voie !


Je certifiais à mon jeune passager que je n'étais ni l'un ni l'autre, mais que, s'il le désirait, j'étais en mesure de lui expliquer pourquoi je lui parlais de cela.


Alors, il se présenta. James était son prénom. Il venait de Mantes la jolie et, effectivement, tout ce que je lui avais dit de mon passé correspondait à ce qu'il vivait.


Il se proposa de me lire ce qu'il écrivait sur son calepin lorsque je l'ai accosté en voiture et sortit calmement son carnet, l'ouvrit, et me lu à haute voix ce qu'il venait d'écrire.


" Oh, Esprit ! Ou Dieu ! Qui que tu sois, sache que je veux en finir avec cette vie, j'ai pris la décision de me jeter sous les roues du premier camion qui passera devant moi, je ne sais pas pourquoi je t'écris ça mais j'ose croire que tu existes là-haut, quelque part, et que tu serais capable de m'envoyer un signe ou un ange, pour m'arrêter ! "


A cet instant, nous avons eu les larmes aux yeux, tous les deux. Je lui posais une main affectueuse sur l'épaule et je lui dis : Tu as trouvé ta réponse, je vais te parler de Lui ! Durant une heure de route, nous avons discuté de Dieu, de Jésus, de nos vies.


Arrivé à l'entrée de Marseille, logiquement je devais le déposer au péage pour qu'il continue sa route mais, là encore, le Seigneur me mit à cœur de le garder avec moi. Je lui dis donc : Je sais maintenant que Dieu t'a empêché de te suicider et je crois que nous devons rester encore un peu ensemble. Je le déposais devant un café, juste avant mon lieu de rendez-vous.


Je lui laissais de l'argent pour se restaurer et lui donnais rendez-vous en fin d'après-midi. Il descendit de la voiture laissant ses affaires et quand je lui signalais qu'il oubliait son sac, il me répondit avec le sourire : Puisque tu dois repasser, je les laisse dans la voiture ! Cette marque de confiance renforçait notre amitié.


Vers 18h30, je passais le reprendre pour retourner à Nice. Là encore, la discussion n'en finissait plus entre-nous, d'autant qu'il me posait toutes les questions sans réponses qu'il avait du stocker durant ces vingt deux années. Le moral était d'autant plus excellent que les cantiques, que je m'étais décidé à passer, réjouissaient nos âmes.


A l'approche de Nice, je lui dis que, d'habitude, le mercredi soir, à 20h, j'avais une réunion de prières. Je poursuivais en lui disant que je ferais une exception compte tenu des évènements particuliers qui étaient en train de se passer. Il me répondit que cela lui plairait bien de voir à quoi ressemblait l'Eglise dont je lui avais parlé. Nous sommes donc allés directement à l'Eglise de l'Ariane conduite par le Pasteur Christian KADI


Ce soir là, au lieu d'un enseignement, le Pasteur a apporté un message d'évangélisation. Ce message parla beaucoup à James.


Pendant que les prières s'élevaient, James semblait très concentré sur sa pensée et, soudain, une parole prophétique se fit entendre disant : Tu es le fils prodigue, tu as voulu n'en faire qu'à ta tête et tu t'es embourbé comme un char. Si tu te tournes vers moi maintenant, je prends ta vie en main. Confies-toi en ton Dieu de tout ton cœur !


J'ai senti, à ce moment là, que James avait pris ce message pour lui, d'autant que nous étions arrivés en retard et que la personne qui avait donné cette pensée ne le connaissait même pas.


A la fin de la réunion, je parlais de James au Pasteur Kadi qui lui donna un peu d'argent. Vers neuf heures du soir, je présentais James à ma femme qui nous servit un bon repas et nous lui avons préparé le divan pour la nuit.


Le lendemain matin, vers 7 heures, nous sommes descendus dans mon atelier, sous la maison. Là, dans mon bureau, je lui dis : James, nous allons prier le Seigneur ensemble et toi, tu vas demander exactement ce que tu désires car Dieu veut t'exaucer. D'autre part, je ne peux pas te garder chez moi et je t'accorde mon temps jusqu'à midi. Après "midi", tu devras te débrouiller sans moi !


Et, avec conviction, je dis : Seigneur, toi qui as dit "j'accompagnerai ma parole par des signes et des miracles", exauce mon frère James !


Nous sommes alors partis en direction de Nice, sans but ni lieu précis. Je me garais tout à fait par hasard rue Pertinax, devant un bar. James me dit qu'il accepterait n'importe quel travail et que le principal pour lui était de gagner sa vie. Pendant que nous prenions un café, j'ouvris la page de mon journal sur les offres d'emplois, pensant qu'avec mes relations dans Nice et la volonté de Dieu je lui trouverais un employeur rapidement.


Mais là ! Curieusement, pas une place ! Pas une offre ! Je tournais et retournais nerveusement les pages pensant que la rubrique était ailleurs, mais assurément, non !


Encore une fois, il y eut un combat dans mon esprit, une petite voix sadique qui me criait : Prétentieux ! Tu as l'air malin maintenant. Qu'est-ce que tu vas dire à ton petit protégé ? … Désolé pour toi ! Au revoir ! Bonne chance !


Elle avait raison sur un point, cette pensée, j'avais été bien prétentieux de croire en mes capacités et d'avoir prétendu qu'à "midi" James serait exaucé ! Je demandais humblement pardon à Dieu de l'avoir ainsi tenté à cause de mon zèle.


Neuf heures du matin, deux cafés et… beaucoup de questions plus tard, je ramassais une grosse tape amicale sur l'épaule. C'était l'un de mes clients déménageurs qui venait livrer des meubles à la salle des ventes, à cinquante mètres de nous, rue Pertinax ! Le nom de cette Entreprise était "Le Dauphinois". Le Patron s'assit près de nous et commença à marmonner très "familièrement" des reproches à l'encontre de l'un de ses employés qui, paraît-il, était en retard tous les jours et, qui plus est, en état d'ivresse permanent.


Je saisissais alors l'opportunité de lui présenter James comme demandeur d'emploi. Le patron lui demanda s'il se sentait d'assumer un travail de déménageur et James répondit : Mais, je suis déménageur ! Et il produisit un certificat attestant ses dires.


Pendant qu'ils se serraient la main et discutaient les horaires, je crus un instant que j'étais déjà au paradis tant la surprise de cette réponse m'avait saisie. Pourtant, ma joie s'effaça bien vite lorsque j'eus la pensée d'un autre problème. Je dis au nouveau patron de James : Oui, mais il y à un problème, c'est que James n'à pas de domicile ! Il me répondit sèchement : Ca tombe bien, j'ai le studio que je prête à cet ivrogne et je vais le virer sur-le-champ ! Suivez-moi !


Et, le croiriez-vous ? Cinquante mètres plus loin, sur le même trottoir, toujours rue Pertinax, nous sommes entrés sous un porche et là, nous avons traversé une cour. Là, oui là, un étage plus haut, une porte entrouverte, les clés à l'intérieur et… personne dans l'appartement ! L'employé déménageur était bel et bien parti.


Le propriétaire, ouvrant les fenêtres, dit à James : On tâchera de te trouver un lit et une table sinon, tu as déjà le minimum pour la cuisine et une douche-wc. Pour le loyer, c'est un avantage en nature qui sera porté sur ta feuille de paie !


Il remit les clés à James et lui donna rendez-vous pour débuter son travail le lendemain à 7heures pour aller à Marseille et ramener des meubles sur Nice.


Après avoir passé un coup de balai et rangées les bouteilles vides laissées par le précédent locataire indélicat, nous refermions l'appartement à clés et je décidais de chercher un sac de couchage ou des couvertures pour James. A peine étions nous arrivés à la voiture que je ramassais encore une tape amicale sur l'épaule. Cette fois, c'était une vieille connaissance dont la femme tenait un magasin de vêtements appelé "Marlène Boutique". Devinez où était ce magasin ? Bien entendu, vous avez deviné ! Dans cette même rue Pertinax.


Il me dit que c'était la période des soldes et que, comme chaque année, je devais décorer sa vitrine. C'était donc le moment opportun pour y passer.


Nous nous sommes donc rendus chez Marlène et je lui présentais James qui lui raconta son histoire. Elle le prit aussitôt en affection et me dit : Pendant que tu prends les mesures sur mes vitrines, je vais habiller ton petit protégé !


Elle lui trouva un beau Jeans, un pull, une veste, une chemise, et tout cela gratuitement, comme un remerciement à la belle histoire qui lui avait été racontée. Enfin, je remis à James l'argent de l'acompte qu'elle m’avait versé pour mon travail de déco.


Nous avons pris ensuite la direction de La Trinité pour retourner à mon domicile quand, passant devant un grand magasin de meubles , je me souvins tout à coup que derrière ce magasin étaient entassés les meubles dont les clients se débarrassaient pour remplacer par des neufs. Avec l'accord du Gérant, nous avons chargé dans le break : Un cosy lit d'une place, un sommier, un matelas, un fauteuil, une petite table, une chaise et, de là, nous sommes passés chez moi pour prendre une paire de draps et deux couvertures.


Vers onze heures, nous retournions sur les lieux de son nouveau domicile pour y emménager les quelques meubles que nous avions récupérés. Après avoir rangé tous les meubles et fait le lit, James tira du fond de son sac quelques livres et son précieux carnet qu'il disposa le long de l'étagère du cosy. Nous avons regardé ce carnet dans lequel s'inscrivait son cri à l'attention de Dieu et, à ce moment là, nous avons entendu sonner les cloches de l'Eglise Notre Dame, tout près de notre rue… Il était MIDI !

GP

      IT WAS NOON


This testimony is a true fairy tale for the one whom the Lord has placed on my path.


This story happened to me in 1984 in Nice, a city where I was a sole trader.


I had an appointment with a company in Marseille, about our current business and I decided, that day, to leave around 1pm by the highway.


Long before I entered the highway ramp, I spoke with Jesus while driving and proposed to Him to use me so that I could provide a service or testimony or even have the possibility of interceding on the road, depending on whether I would be led by His Spirit.


When I arrived on the Nice East access ramp, I noticed a man sitting on the lower side, a bag between his legs, who seemed to be writing on some kind of notebook. Very clearly, the Lord said to me: Stop and take it with you!


Some will say that I am presumptuous to say, almost every time I testify, that I heard the Lord say something to me! I would simply point out that I always prove, in the rest of my stories, that it was not my imagination that was playing tricks on me. Indeed, each of these exceptional "adventures" have always found happy and surprising outcomes simply because I obeyed that voice that spoke to me in response to my prayers.


So I decided to believe the voice that told me to take this man who, obviously, was not asking for anything! He was not making a car stop but his sports bag (or travel bag), suggested that he was on the highway ramp to travel.


I stopped in front of him without stopping the engine and, opening the window on the passenger side, by a brief bang of the horn, I caught his attention on my side. He didn't even deign to address me a single word, yet I asked him: Where are you going? He answered me: Nowhere! And you? To Marseille! I answered him.


He seemed undecided and, after a moment of hesitation, put his notebook in his bag, got up, walked towards my door and said to me: Why not! And he settled into the car in a nonchalant way.


The first moments were full of silence and I didn't dare listen to my hymn tapes, not knowing my passenger. He had to be 22 years old, dressed in a relaxed, clean and articulate style.


As I drove, something strange was happening in my head. First, it was an impression of "seeing the life" of this boy, as if I had known him for a long time. I had knowledge of a very serious event happening to him right now and I wanted to tell him. However, I was not absolutely sure that what I felt with such intensity came from the Spirit of God and I did not want to be seen as an idiot.


So, within this inner dilemma, I say to myself: I will tell him what I have to say by talking to him about my past, so that if I am wrong, he won't even realize it.


I told him then how, as a young boy, I had come from Paris with a group of friends to try my luck in the community in Nice. I told him that, very quickly, our relations had deteriorated. We were sorely lacking in finances, work outside the tourist season was difficult to find and then betrayal got in the way. Result! We split up and I almost ended up stealing milk from the doorstep, begging for bread from the baker, to the point of ending life itself.


Amazed, he turned to me and said very loudly: You are an angel! Or a psychic!


Then I thought to myself: Well done Lord, we are on the right track!


I certified to my young passenger that I was neither one nor the other, but that, if he so wished, I was able to explain to him why I was telling him about this.


So he introduced himself. James was his first name. He came from pretty Mantises and, indeed, everything I had told him about my past corresponded to what he was going through.


He intended to read to me what he was writing on his notebook when I docked him in the car and calmly took out his notebook, opened it, and read aloud to me what he had just written.


"Oh, Spirit! Or God! Whoever you are, know that I want to end this life, I made the decision to throw myself under the wheels of the first truck that will pass in front of me, I don't know why I'm writing this to you but I dare to believe that you exist up there, somewhere, and that you would be able to send me a sign or an angel, to stop me! "


At that moment, we both had tears in our eyes. I put a loving hand on his shoulder and I said to him: You have found your answer, I will tell you about Him! For an hour on the road, we discussed God, Jesus, our lives.


When I arrived at the entrance to Marseille, logically I had to drop him off at the tollbooth so that he could continue his journey, but once again, the Lord put me at heart to keep him with me. So I tell him: I now know that God has stopped you from killing yourself and I think we need to stay together for a while longer. I was dropping him off at a coffee shop just before my meeting place.


I would leave him money for food and give him an appointment in the late afternoon. He got out of the car leaving his things and when I told him that he forgot his bag, he answered me with a smile: Since you have to iron, I leave them in the car! This mark of trust strengthened our friendship.


Around 6:30 pm, I picked it up and went back to Nice. There again, the discussion never ended between us, especially since he asked me all the unanswered questions he had had to store during these twenty-two years. The morale was all the more excellent as the hymns, which I had decided to pass on, delighted our souls.


As we approached Nice, I told him that, usually, on Wednesday evening, at 8pm, I had a prayer meeting. I went on to tell him that I would make an exception given the particular events that were happening. He replied that he would like to see what the Church I had told him about looked like. So we went directly to the Church of Ariadne led by Pastor Christian KADI


That evening, instead of teaching, the Pastor brought a message of evangelization. This message spoke a lot to James.


As the prayers rose, James seemed very focused on his thoughts and suddenly a prophetic word was heard saying: You're the prodigal son, you wanted to do as you please and you got stuck like a tank. If you turn to me now, I'll take charge of your life. Trust in your God with all your heart!


I felt, at that moment, that James had taken that message for him, especially since we had arrived late and the person who had given that thought didn't even know him.


At the end of the meeting, I was talking about James to Pastor Kadi who gave him some money. Around nine in the evening, I introduced James to my wife who served us a good meal and we prepared the couch for her for the night.


The next morning, around 7am, we went down to my workshop under the house. There, in my office, I told him: James, we are going to pray to the Lord together and you are going to ask exactly what you want because God wants to hear you. On the other hand, I can't keep you in my house and I'll give you my time until noon. After "noon", you'll have to manage without me!


And, with conviction, I say: Lord, you who said "I will accompany my word with signs and wonders", hears my brother James!


We then set off for Nice, with no clear purpose or location. I was just parking by chance on Pertinax Street, in front of a bar. James told me that he would take any job and that the main thing for him was to earn a living. While we were having coffee, I opened the page of my newspaper on job offers, thinking that with my connections in Nice and the will of God I would find him an employer quickly.


But now! Strangely enough, not a place! Not an offer! I nervously turned and turned the pages thinking that the column was elsewhere, but certainly not!


Once again, there was a fight in my mind, a little sadistic voice screaming at me: Pretentious! You look smart now. What are you going to say to your little protege?... Sorry for you! Goodbye! Goodbye! Good luck!


She was right about one thing, that thought, I had been pretentious to believe in my abilities and to have claimed that at "noon" James would be fulfilled! I humbly asked God for forgiveness for having tempted him in this way because of my zeal.


Nine in the morning, two coffees and... many questions later, I picked up a big friendly pat on the shoulder. It was one of my moving customers who came to deliver furniture to the auction house, fifty metres from us, rue Pertinax! The name of this company was "Le Dauphinois". The Boss sat next to us and began to mumble very "familiarly" about the accusations against one of his employees who, it seems, was late every day and, moreover, in a state of permanent drunkenness.


I then took the opportunity to introduce James to him as a job seeker. The boss asked him if he felt like taking on a job as a mover and James replied, "But I am a mover! And he produced a certificate attesting to his statements.


As they shook hands and discussed the schedules, I thought for a moment that I was already in heaven because the surprise of this answer had caught me. However, my joy quickly faded when I thought of another problem. I say to James' new boss: Yes, but there's a problem, it's that James doesn't have a home! He answered me dryly: That's good, I have the studio I lend to this drunkard and I'm going to fire him right away! Follow me! Follow me!


And, would you believe it? Fifty metres further on, on the same sidewalk, still on Pertinax Street, we entered under a porch and there we crossed a courtyard. There, yes there, a floor higher, a half-opened door, the keys inside and... nobody in the apartment! The moving employee had left.


The owner, opening the windows, said to James: We'll try to find you a bed and a table otherwise, you already have the minimum for the kitchen and a shower-wc. For the rent, it's a benefit in kind that will be recorded on your pay slip!


He gave James the keys and gave him an appointment to start work the next day at 7am to go to Marseille and bring some furniture back to Nice.


After sweeping and putting away the empty bottles left by the previous indelicate tenant, we closed the apartment and I decided to look for a sleeping bag or blankets for James. We had just arrived at the car and I was still picking up a friendly pat on the shoulder. This time, it was an old acquaintance whose wife ran a clothing store called "Marlène Boutique". Guess where that store was? Of course, you guessed it! In the same Pertinax Street.


He told me that it was sales time and that, as every year, I had to decorate his window. So it was the right time to go there.


So we went to Marlene's house and I introduced her to James who told her his story. She immediately took him in affection and said to me: While you are taking measurements on my windows, I will dress your little protégé!


She found him a beautiful Jeans, a sweater, a jacket, a shirt, and all this for free, as a thank you to the beautiful story that had been told to her. Finally, I gave James the money from the deposit she had paid me for my decoration work.


We then headed for La Trinité to return to my home when, passing in front of a large furniture store, I suddenly remembered that behind that store were piled up the furniture that customers were getting rid of and replacing with new ones. With the Manager's agreement, we loaded into the station wagon: a cosy single bed, a box spring, a mattress, an armchair, a small table, a chair and, from there, we passed by my house to take a pair of sheets and two blankets.


Around eleven o'clock, we returned to the premises of his new home to move in the few pieces of furniture we had recovered. After tidying up all the furniture and making the bed, James pulled a few books and his precious notebook from the bottom of his bag and placed them along the cosy's shelf. We looked at this notebook in which his cry was written for God's attention and, at that moment, we heard the bells of the Church of Our Lady ringing, very close to our street... It was NOON!






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