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                                                                                MA VOITURE EN LEVITATION


Cette histoire me ramène en 1980, prés de VITTEL. Ma femme avait décidé d'y prendre en gérance un café–restaurant. Il avait été convenu, ne pouvant la dissuader de son projet, qu’elle gérerait ce restaurant avec l’aide de sa sœur tandis que je continuerais mon activité de peintre en lettres. Sa sœur se désista au dernier moment et elle se retrouva seule.


Ma situation avait empiré depuis que nous avions quitté notre beau château (lire le témoignage "Le château"). Je me retrouvais avec une clientèle éparpillée autour de cette ville, ce qui me contraignait à devoir parcourir des dizaines de kilomètres en plus et, en hiver, c'était particulièrement pénible. De plus, outre le fait de devoir affronter les routes enneigées, je devais travailler dans une grange et peindre dans le froid.


Je déplorais cette vie ainsi que cette bande d’ivrognes accrochés au comptoir du bar du matin au soir et souvent, jusqu’à épuisement total.


Christine se couchait tous les soirs après minuit.


Je devais évidemment participer aux diverses tâches qui incombent à la tenue d'un bar, travail trop lourd pour une seule personne. A cela, ajoutez les fourneaux à bois qu’il fallait entretenir régulièrement ainsi que les banquets qu’il fallait assurer en restauration et vous aurez une belle image de la situation.


J’avais, à ce moment là, une CX Break que j’appréciais particulièrement. En ce temps là, c'était une voiture très en vogue et très prisée. Le fait que j'aie pu réussir à en trouver une d’occasion à un bon prix était aussi une bénédiction (lire mon témoignage "Une nouvelle voiture").


Je ne pouvais m’empêcher de parler de Dieu dans toute cette campagne misérable, mais je crois que le cœur de ces paysans était rude, en tout cas, plus rude que je ne pouvais l’imaginer.


Sorti du catholicisme, si l’on parlait simplement de l’Evangile, on était rejeté étant considéré comme appartenant à une secte ! On pouvait même être bafoué et chanté au bar quelquefois (si vous voyez ce que je veux dire ?). J'ignore ce qu'il en est aujourd'hui.


J’avais de plus en plus envie de quitter ce pays ou plutôt… de m’enfuir. Peu à peu, mon cœur se tournait vers Nice où résidait ma mère.


Je tentais de convaincre ma femme de lâcher cette auberge et de partir, mais elle me répondait toujours : Pars si tu veux, moi je reste ici ! En fait, elle affectionnait particulièrement cette vie.


Un soir, une terrible dispute s’engagea entre nous. J'ai alors pris ma voiture et me suis dirigé en direction d’Epinal. Roulant à une folle allure, très énervé, je croisais ces petites routes étroites qui traversent les bois. Ces routes étaient toutes longées par des fossés.


Je hurlais ma colère dans la voiture tout en conduisant, quand cette voix que je connais bien essaya de me calmer. Moi, je m’énervais davantage ! Alors, le ton de cette voix monta gravement en me disant : Tu vas avoir un accident, Georges, tu vas avoir un accident !


Je me souviens avoir répondu : Tant mieux, je préfère partir de ce monde !


Dans l'instant qui suivit, je ratais un virage et la voiture s’envola littéralement. Je vis l’avant monter devant moi et ressentis un terrible choc ! Ensuite, silence total. Je vécus une nuit sombre comme je n’en avais jamais connu auparavant.


Je constatais alors que j’étais immobilisé sur place et que, corporellement, je n’avais rien, aucune blessure. Je sentais juste des cassettes de musiques sous mes pieds ainsi que d’autres objets éparpillés. Je tentais alors de remettre le contact pour voir où j’étais, mais plus rien ne fonctionnait.


Cet accident était comme si j’avais reçu un électrochoc et je reprenais peu à peu mes esprits. Je demandais pardon à mon Dieu (qui m’avait pourtant prévenu que j’aurais cet accident si je continuais à m’énerver) et je souhaitais de tout mon cœur ne pas avoir trop abîmé la voiture.


J’ouvrais la porte et, alors que je ne m'y attendais pas, je tombais dans le vide à, au moins, un mètre plus bas.


Comme il faisait très noir et que ce soir là, même la lune semblait ne pas vouloir me porter secours, je me relevais pour explorer les lieux et, en me levant, je tâtonnais la voiture. Je constatais alors que la roue avant était suspendue dans le vide ! Je suivais la carrosserie jusqu’à l’arrière et la roue arrière, elle aussi, pendait dans le vide !


La pensée de ma voiture suspendue dans les airs m’effrayait. Je n’avais pas si peur du noir en général, mais là, je sentais un air glacé me parcourir tout le dos.


Je tentais de me raisonner tout en parlant à mon Dieu et, en même temps, j'étais furieux contre moi. Je ressentais bien que Dieu aussi était très fâché devant de tels agissements.


Quant à ma voiture, il devait bien y avoir une explication pour qu'elle soit comme en lévitation mais, à deux heures du matin, je me disais qu’il valait mieux rentrer chez moi à pieds. Il n'y avait qu'une dizaine de kilomètres à parcourir !!!


Après quelques minutes de marche, un camion arriva derrière moi. Je lui fis signe de s’arrêter, ce qu’il fit aimablement, manifestant toutefois un peu de méfiance. Je lui dis que j’avais eu un accident plus en amont et il me prit avec lui. Il me déposa à l’entrée de mon village.


Le lendemain matin, à la première heure, le café était déjà plein. C’était l’heure de la gnole, des calvas, des ballons de rouge et, accessoirement, des cafés.


J’expliquais mon accident à ces gens que je connaissais et, telle une patrouille, ils se décidèrent tous d’un même cœur à venir à ma rescousse. Un tracteur nous suivait aussi pour remorquer la voiture. Il y avait les paysans, les bûcherons et d’autres clients, pensez-donc, le patron du bistrot qui à besoin d’un service ! Je n'en demandais pas tant, mais le cortège suivait.


Arrivés après un virage, des traces de dérapage sur la chaussée indiquaient bien la sortie de route d’une voiture mais là, devant le spectacle qui s’offrait à nos yeux ahuris, nous sommes tous restés le souffle coupé ! J’entendis, dans leur jargon, les paysans s’exclamer : Vingt diou d’vingt diou, cré non de non, j’avais encor' point vu ça ! Devrait déjà être mort à l’heure qu'il est ! Enroulé sus l’platane !


Je traduis : Vous rendez-vous compte, la chance inouïe de cet homme ! Cette route est bordée de platanes tous les vingt mètres et le seul platane que l’on ait coupé à un mètre du sol à servi de point d’atterrissage à sa voiture !


Autrement dit, si cet arbre, pour des raisons inconnues, n’avait pas été coupé à un mètre du sol, la voiture se serait, ni plus ni moins, encastrée dans l'arbre. Rien de ce scénario catastrophe, mais mon véhicule a terminé sa course à cheval sur ce tronc, les quatre roues dans le vide. Gloire à Dieu ! Ça, c’est moi qui le dis !


En tirant la voiture avec le tracteur, je mesurais l’étendue des dégâts. Une fois la voiture remise sur ses "pattes", j’ouvris le capot, je resserrais les cosses de la batterie et elle redémarra. A vue d'œil, ma voiture ne semblait souffrir que de quelques dégâts matériels… apparemment seulement ! L’une des personnes qui m’accompagnait s’exclama : Elle a losangé, ta caisse ! Il y avait effectivement un gros pli sur le toit de la voiture et la conduite en était difficile tant elle tirait à gauche.


Je ramenais donc la voiture chez mon carrossier, attendant la visite de l’expert pour la prise en charge des réparations par l’assurance. En attendant, il me prêta une petite voiture qui me fit regretter le confort de ma CX. Huit jours plus tard, il me donna rendez-vous pour entendre le verdict de l’expert. Il fallait passer la voiture sur le banc car un longeron était plié, le berceau support moteur était lui aussi tordu, le carter du moteur était endommagé et encore bien d’autres pièces à changer puisqu’il fallait complètement séparer la caisse des longerons.


En fait, la côte argus du véhicule ne permettait pas cette réparation qui était du double de cette valeur. Mais le pire fut que l’assurance me résilia immédiatement mon contrat sur ce véhicule.


J’ai ressenti, à ce moment là, comme le verdict impitoyable, mais juste, de la conséquence de mes actes.


Comme je devais restituer le véhicule de prêt, je me sentais humilié et confus de ces évènements et c’est avec la tristesse dans l’âme que je pénétrais dans le bureau du garagiste pour remplir les papiers.


Nous nous sommes mis d’accord sur une valeur vénale de l’épave et sur ce que me donnerait l’assurance, puisque j’étais assuré tous risques.


Sachant qu’il n’avait que de vieilles voitures, je pensais faire les garages à la recherche d’une autre voiture moins luxueuse et dans mes prix. Pourtant, alors que j’étais au plus bas moralement, que j'étais triste à en pleurer, allez-vous croire la suite ? Le même brave homme qui m’avait déjà procuré ma précédente voiture me dit d'un ton des plus naturels : Si vous aimez la CX, j’en ai une autre à vendre à l’atelier !


Comment ça, si j’aime la CX ? J’étais là, effondré de la perte de ma chère voiture, et il me demande tout naturellement, sans même me regarder, si j’en voulais une autre !


Il ne l'a pas su, mais dans cet instant si inattendu, j'étais presque prêt à l'embrasser (de joie bien sûr) !


Je fonçais dans l’atelier et là, sur le pont, une magnifique CX break beaucoup plus récente et plus puissante que la précédente, m'attendait. J’ai eu le coup de foudre et j’ai de suite posé cette question dans mon cœur : Seigneur, est ce qu'elle est pour moi ?


Nous nous sommes mis d’accord avec le garagiste sur le montant et les formalités et, de toute façon, nous étions déjà en compte. Tout s’établit donc dans une parfaite confiance. Je repartais de nouveau de ce même garage, comme je l'avais fait pour ma première CX, avec une autre en tous points supérieure à la précédente.


On n'entendait pas le bruit du moteur, mais c’est encore parce que le chant de mes louanges remplissait la voiture !

GP



                                                                                       MY CAR IN LEVITATION


This story takes me back to 1980, near VITTEL. My wife had decided to take over the management of a café-restaurant there. It had been agreed, not being able to dissuade her from her project, that she would manage this restaurant with the help of her sister while I would continue my activity as a literary painter. Her sister withdrew at the last minute and found herself alone.


My situation had worsened since we left our beautiful castle (read the testimony "The castle"). I found myself with a scattered clientele around this city, which forced me to travel tens of kilometres more and, in winter, it was particularly painful. In addition, in addition to having to face the snowy roads, I had to work in a barn and paint in the cold.


I deplored this life and this group of drunks hanging around the bar counter from morning to night and often until they were completely exhausted.


Christine went to bed every night after midnight.


Of course, I had to participate in the various tasks involved in running a bar, a job too heavy for one person. To this, add the wood-burning stoves that had to be regularly maintained as well as the banquets that had to be catered for and you will have a good picture of the situation.


At that time, I had a CX Break that I particularly appreciated. At that time, it was a very popular and popular car. The fact that I was able to find a used one at a good price was also a blessing (see my testimony "A New Car").


I couldn't help but talk about God in this whole miserable countryside, but I believe that the hearts of these peasants were tougher, at least, than I could have imagined.


Out of Catholicism, if we simply spoke of the Gospel, we were rejected as belonging to a sect! We could even be mocked and sung at the bar sometimes (if you know what I mean?). I don't know what it is today.


I wanted to leave this country more and more, or rather... to run away. Little by little, my heart turned to Nice where my mother lived.


I tried to convince my wife to leave this inn and leave, but she always replied: Leave if you want, I'll stay here! In fact, she was particularly fond of this life.


One evening, a terrible argument broke out between us. I then took my car and headed towards Epinal. Driving at a crazy pace, very angry, I crossed these small narrow roads that cross the woods. These roads were all bordered by ditches.


I was screaming my anger in the car while driving, when this voice that I know well tried to calm me down. I was getting more angry! Then the tone of that voice went up gravely, saying to me: You're going to have an accident, George, you're going to have an accident!


I remember answering: Good, I prefer to leave this world!


In the moment that followed, I missed a bend and the car literally flew away. I saw the front climbing in front of me and felt a terrible shock! Then, total silence. I lived a dark night like I had never known before.


I noticed that I was immobilized on the spot and that, physically, I had nothing, no injuries. I just felt music cassettes under my feet and other scattered objects. I tried to turn the ignition back on to see where I was, but nothing worked anymore.


This accident was as if I had received an electric shock and I was gradually coming to my senses. I apologized to my God (who had warned me that I would have this accident if I kept getting angry) and I wished with all my heart not to have damaged the car too much.


I opened the door and, when I didn't expect it, I fell into the void at least a meter lower.


Since it was very dark and that evening, even the moon didn't seem to want to help me, I got up to explore the place and, when I got up, I felt the car. I noticed then that the front wheel was suspended in the vacuum! I followed the bodywork to the rear and the rear wheel, too, hung in the void!


The thought of my car hanging in the air frightened me. I wasn't so afraid of the dark in general, but now I felt an icy look running all over my back.


I tried to reason with myself while talking to my God and, at the same time, I was furious with myself. I felt that God was also very angry at such actions.




As for my car, there must have been an explanation for it to be like a levitation, but at two in the morning, I thought it would be better to walk home. There were only about ten kilometers to go!


After a few minutes of walking, a truck arrived behind me. I signaled to him to stop, which he kindly did, but with a little mistrust. I told him I had had an accident earlier and he took me with him. He dropped me off at the entrance to my village.


The next morning, at the first hour, the coffee was already full. It was time for a hooch, calvados, red balloons and, incidentally, coffee.


I explained my accident to these people I knew and, like a patrol, they all decided with the same heart to come to my rescue. A tractor was also following us to tow the car. There were farmers, loggers and other customers, think about it, the owner of the bistro who needs a service! I wasn't asking for that much, but the procession followed.


Arriving after a bend, skid marks on the roadway were a good indication of a car's off-roading, but there, in front of the spectacle that was before our amazed eyes, we all remained breathless! I heard, in their jargon, the peasants exclaiming: Twenty diou d'vingt diou d'vingt diou, cré non de non, I had encor' point vu ça ! Should already be dead by now! Wrapped on the plane tree!


I translate: Do you realize how lucky this man is? This road is lined with plane trees every twenty meters and the only plane tree that has been cut off at one meter from the ground was used as a landing point for his car!


In other words, if this tree, for unknown reasons, had not been cut at one metre from the ground, the car would have been embedded in the tree. Nothing of this catastrophic scenario, but my vehicle finished its race on this trunk, all four wheels in the void. Glory be to God! That's what I'm saying!


By pulling the car with the tractor, I measured the extent of the damage. Once the car was back on its "legs", I opened the hood, tightened the battery terminals and it restarted. At first glance, my car seemed to suffer only a few material damages... apparently only! One of the people who was with me exclaimed: She licked your car! There was indeed a big crease on the roof of the car and driving was difficult because it was pulling to the left.


I therefore took the car back to my body shop, waiting for the expert's visit to take care of the repairs by the insurance company. In the meantime, he lent me a small car that made me regret the comfort of my CX. Eight days later, he gave me an appointment to hear the expert's verdict. The car had to be put on the bench because a spar was bent, the engine cradle was also bent, the engine crankcase was damaged and many other parts had to be replaced because the body had to be completely separated from the spar.


In fact, the blue rib of the vehicle did not allow this repair, which was twice this value. But the worst thing was that the insurance company immediately cancelled my contract on this vehicle.


At that time, I felt like the ruthless, but fair, verdict of the consequence of my actions.


As I had to return the loan vehicle, I felt humiliated and confused by these events and it was with sadness in my heart that I entered the garage's office to fill out the papers.


We agreed on a market value for the wreck and what the insurance would give me, since I was fully insured.


Knowing that he only had old cars, I thought I would do the garages looking for another less luxurious car and in my prices. Yet, when I was at the lowest moral level, when I was sad to cry about it, will you believe the rest? The same good man who had already provided me with my previous car told me in a most natural tone: If you like the CX, I have another one for sale in the workshop!


What do you mean, if I like the CX? I was there, devastated by the loss of my dear car, and he naturally asked me, without even looking at me, if I wanted another one!


He didn't know it, but in that unexpected moment, I was almost ready to kiss him (with joy of course)!


I was rushing into the workshop and there, on the deck, a magnificent CX station wagon much more recent and more powerful than the previous one, was waiting for me. I fell in love at first sight and immediately asked myself this question in my heart: Lord, is it for me?


We agreed with the garage on the amount and formalities and, in any case, we were already in the account. Everything is therefore established in perfect confidence. I left the same garage again, as I had done for my first CX, with another one that is superior in every respect to the previous one.


We didn't hear the sound of the engine, but it's still because the song of my praise filled the car!

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